KETONE TEST
À propos de l’acétonémie
L’acétonémie qui affecte les vaches laitière résulte
d’un déficit énergétique qui intervient généralement
peu après le vêlage. Pendant cette période, la production de lait a tendance à augmenter considérablement
et l’apport énergétique peut s’avérer insuffisant pour
soutenir un niveau de production aussi élevé. Lorsque
c’est le cas, les vaches mobilisent leurs graisses de
réserve pour répondre à leurs besoins énergétiques.
Cette réaction métabolique entraîne l’augmentation de
la production de cétones, pathologie plus connue sous
le nom d’acétonémie subclinique. Cette pathologie est
plus courante chez la vache que l’acétonémie clinique
et est responsable de pertes financières considérables
en raison de la baisse de la production laitière, de l’altération de fertilité, de déplacements de caillette et de
métrites qui en résulte. Les chercheurs ont déterminé
que la prévalence de l’acétonémie subclinique dans les
troupeaux laitiers est de près de 41% au cours des 9
premières semaines de lactation.
L’acétonémie subclinique peut être détectée en mesurant le taux de corps cétoniques dans le lait, le sang ou
l’urine. Le bêta-hydroxybutyrate (BHB) est l’un des
principaux corps cétoniques formés au cours d’une
acétonémie. Le PortaBHB est un test de dépistage
simple qui se fait à la ferme et qui permet de mesurer
les taux de BHB dans le lait. Les études indiquent que
les taux de BHB >200 µmol/L dans le lait sont 4 fois
plus probables de provenir de vaches atteintes d’acétonémie subclinique.
Acétonémie subclinique
L’acétonémie subclinique est l’état où la vache possède
une quantité de corps cétoniques importante dans le
corps mais ne présente pas de symptômes cliniques tel
que la baisse d’ingestion de matière sèche et la baisse
de production laitière.
L’acétonémie subclinique est généralement identifiée
durant la première et la seconde semaine après le vêlage lorsque l’apport énergétique n’est pas suffisant pour
soutenir le haut niveau de production.
L’acétonémie subclinique se produit plus souvent que
l’acétonémie clinique et occasionne à long terme des
pertes économiques (baisse de production, de la fertilité
et de la santé). La plupart des rapports scientifiques
citent que l’incidence de l’acétonémie subclinique dans
les élevages est de 40% ou plus.
Pourquoi dépister
l‘acétonémie ?
Les conséquences de l’acétonémie
- L’acétonémie cause 0,5% de pertes chez les
vaches atteintes
- 5% des vaches atteintes sont abattues
- Une perte de 200 litres de lait par vache
- Chaque cas coûte approximativement 110 €
- L’acétonémie augmente les risques de retourne
ment de caillette et les problèmes de fertilité.
Pourquoi dépister l’acétonémie ?
- Contrôler l’acétonémie chez les vaches aide à pré
venir les pertes économiques.
- Un dépistage régulier peut aider à identifier les
vaches à forts risques de complications par une
acétonémie clinique.
Quand dépister l’acétonémie ?
- Les vaches doivent être dépistées entre 2 et 14
jours après le vêlage, pouvant aller jusqu’à 21
jours (moment du pic d’incidence d’acétonémie
subclinique)
- Soyez avisé dans l’utilisation du dépistage des
corps cétoniques dans les 48h suivant le vêlage.
Un test positif est souvent normal durant cette
période a cause de la forte concentration de corps
cétoniques dans le plasma au vêlage.
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