21. La néphropathie diabétique
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■ l’association à la rétinopathie diabétique est moins constante. Dans 50 % des
cas environ, il n’y aurait pas de rétinopathie diabétique sévère, mais une absence
de rétinopathie ou une rétinopathie minime ;
■ en l’absence de rétinopathie diabétique, l’histologie rénale conclut dans un
tiers des cas à une glomérulopathie diabétique typique, dans un tiers des cas à
une glomérulopathie d’autre étiologie et dans un tiers des cas à une glomérulopathie « vasculaire non spécifique » dont la pathogénie fait intervenir non seulement le diabète, mais aussi l’hypertension artérielle, l’hyperlipidémie, l’obésité et
l’athérosclérose.
La constatation d’une microalbuminurie chez un diabétique de type 2
n’ayant pas de rétinopathie diabétique n’a donc pas la même signification
que chez un diabétique de type 1 ayant une rétinopathie sévère.
Elle doit d’abord être considérée comme un marqueur de risque vasculaire,
avec notamment un risque de mortalité coronarienne dans les 10 ans multiplié
par trois.
Les anti-angio 2 (IEC ou sartan) ont un effet favorable de néphroprotection et
de cardioprotection tandis que les inhibiteurs calciques cardioprotecteurs n’ont
pas d’effet néphroprotecteur comparable.
Caractéristiques de la glomérulopathie diabétique
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Albuminurie augmentée
Pression artérielle élevée
Rétinopathie sévère
Les infections urinaires
Les infections urinaires sont plus fréquentes chez les diabétiques mal équilibrés
ayant une glycosurie importante ou chez les femmes diabétiques après 50 ans,
ou encore lorsqu’il existe une vessie neurogène avec résidu post-mictionnel.
En dehors de ces facteurs favorisants, il ne semble pas que l’infection urinaire
soit plus fréquente chez les diabétiques. Elle est, en revanche, volontiers latente
et a finalement des conséquences plus graves que chez les non-diabétiques.
C’est pourquoi les mesures de simplification diagnostiques et thérapeutiques
proposées pour les non-diabétiques ne peuvent s’envisager qu’avec prudence
chez les diabétiques n’ayant pas de complication et présentant un bon équilibre
glycémique.
Les infections urinaires basses
Le diagnostic repose sur un examen cytobactériologique urinaire de milieu
de miction, prélevé sans sondage et porté rapidement au laboratoire. Une
concentration égale ou supérieure à 105 germes/mL affirme l’infection urinaire.
La présence de leucocytes altérés authentifie la pyurie. L’antibiogramme doit
toujours compléter l’identification des germes.
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