Saint-Luc Soins intensifs cardiaques Manuel utilisateur
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17 L’ACCUEIL DES FAMILLES L es Soins intensifs ne ressemblent pas aux autres unités d’hospitalisation. Il ne s’agit pas d’un long couloir où s’alignent les portes. Ici, les chambres sont ouvertes, largement vitrées et disposées tout autour de la «centrale». Dans ce grand box, le personnel soignant a une vue directe sur les patients et sur les écrans où sont affichés, en temps réel, les graphiques représentant leurs fonctions vitales: rythme cardiaque, tension artérielle, taux d’oxygène dans le sang, etc. Car ici, on surveille les patients de près! Et pour cause: être hospitalisé au Service des pathologies cardiovasculaires intensives ne peut signifier que deux choses: soit vous sortez du bloc opératoire où vous venez de subir une chirurgie du cœur, soit vous souffrez d’une maladie cardiaque ou d’un accident cardiovasculaire. Votre état de santé nécessite des soins et/ou une surveillance en continu. Le Service de pathologies cardiovasculaires intensives partage un bureau d’accueil avec les Soins intensifs. Quatre personnes y travaillent. Leur mission est essentielle puisqu’il s’agit d’accueillir les familles des patients, de les guider jusqu’à ces derniers (tâche pour laquelle trois bénévoles les secondent) et de leur expliquer les règles du Service. «Nous sommes souvent les premières personnes que les familles rencontrent quand elles arrivent à l’hôpital», explique Marie Melotte, l’une des personnes chargées de l’accueil. «Elles éprouvent souvent des émotions très fortes: inquiétude, angoisse, peur, tristesse, colère parfois. Nous nous efforçons de les accueillir au mieux, afin qu’elles puissent «décharger» une partie de ces émotions et aller un peu plus sereinement voir leur proche aux Soins intensifs.» Ce rôle d’accueil des familles, fondamental, fait actuellement l’objet d’un documentaire soutenu par la Fondation Saint-Luc. «Ici, on surveille les patients de près!» Des séjours de courte durée «La moyenne d’âge de nos patients tourne autour de 70 ans, mais nous avons également des personnes (beaucoup) plus jeunes », explique le Pr Luc-Marie Jacquet, Chef du Service. «La grande majorité reste entre 24 et 48 heures chez nous. En l’absence de complications, s’ils évoluent bien, ils sont ensuite transférés dans une unité d’hospitalisation.» Mais pour pouvoir sortir des Soins intensifs cardiaques, les patients doivent répondre à certains critères de sortie: • ils ne doivent plus avoir besoin de médication par voie intraveineuse continue (perfusion contenant des médicaments); • ils doivent pouvoir respirer sans respirateur (1); • ils doivent être éveillés, conscients, capables de déglutir, de tousser, etc.; • les drains évacuant vers l’extérieur le sang résultant d’une chirurgie cardiaque doivent avoir été retirés; • les autres fonctions vitales (les reins, par exemple) ne doivent pas être en train de se dégrader. Bref, les patients doivent être «stabilisés». CHIFFRES Le Service de pathologies cardiovasculaires intensives, c’est • 2 unités d’hospitalisation, de 12 lits chacune • 5 médecins «intensivistes»: 2 cardiologues, 2 spécialistes en médecine interne et une anesthésiste • 8 MACCS (médecins en cours de spécialisation) • 75 équivalents temps plein (ETP) infirmières • 1 équipe «volante» de 4 infirmières • 8 aides-soignantes • 2 kinés • 2 aides-infirmières administratives (AIA) • 1 secrétaire www.saintluc.be ">
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