Vous avez dit OPCI ? Cette nouvelle formule de pierre papier a été instaurée en 2004. Elle cohabite désormais avec les SCPI. L es années 2000 sont marquées par la poursuite de la financiarisation de la société et la recherche effrénée de liquidité, notamment de la part des institutionnels. Autant dire que les SCPI, placement immobilier de long terme par excellence, ne sont alors pas en vogue. Avec la complicité du sénateur Philippe Marini, les professionnels ont donc obtenu la création d’un nouvel outil : les organismes de placement collectif immobilier ou OPCI. En théorie, un OPCI peut investir jusqu’à 90 % de son patrimoine en immobilier. Mais, pour assurer une plus grande liquidité des OPCI grand public, l’Autorité des marchés financiers a décidé de ne délivrer son agrément qu’aux OPCI dont l’actif se compose au maximum de 65 % d’immobilier. Le solde étant composé d’actifs financiers, plus faciles à revendre en cas d’importantes demandes de rachat. Comme ce placement est un peu plus orienté vers les produits financiers que les SCPI, il devrait afficher une rentabilité moindre. A terme, comptez aux alentours de 4 %. Preuve que la liquidité a un coût. Les OPCI investissent sur l’immobilier d’entreprise, comme les SCPI. Ils sont plus liquides, mais moins rentables. Deux formules à la fiscalité très différente Le législateur a créé deux formes juridiques distinctes. Tout d’abord, les OPCI ayant la forme d’une société de placement à prépondérance immobilière à capital variable, proches des Sicav. Vos revenus sont alors soumis au régime des dividendes, comme pour les actions. Les plus-values, elles aussi, sont imposées comme celles des actions. Ensuite, les OPCI fonds de placement immobilier. Cette fois, les gains sont imposables selon leur origine : obligations, loyers… La majeure par tie des coupons est toutefois CAHIER N° 2 DE MIEUX VIVRE VOTRE ARGENT / N° 383 / NOVEMBRE 2013 composée de revenus fonciers, taxables à l’impôt sur le revenu. Le microfoncier s’applique de plein droit dès lors que vos revenus fonciers ne dépassent pas 15 000 euros dans l’année. Avec ce système, les loyers sont imposables sur 70 % de leur montant à l’impôt sur le revenu et soumis aux 15,5 % de prélèvements sociaux. Sinon, vous serez au régime des frais réels : vous déduirez alors la totalité de vos charges de vos revenus fonciers. Les prélèvements sociaux sont là aussi dus au taux de 15,5 %. La plus-value immobilière des cessions de titres ne bénéficie que de l’exonération pour durée de détention. En cas d’imposition, les gains sont taxables à un taux forfaitaire de 19 % et aux 15,5 % de prélèvements sociaux, après déduction d’un abattement par année de détention. Mais celui-ci diffère selon qu’il s’agit de l’impôt ou des prélèvements sociaux. Pour échapper à la fois au fisc et aux prélèvements sociaux, il faut attendre trente ans ! ■ 7 ">
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