000_Debut_Canon 25/01/07 16:04 Page III VINCENT LUC BENJAMIN EFFOSSE Maîtriser le Canon EOS 400D © Groupe Eyrolles, 2007, ISBN : 978-2-212-67277-0 106_145_Partie02 25/01/07 16:35 Page 128 MAÎTRISER LES NOTIONS PHOTO PARTIE 02 Interpréter la mesure de la lumière Comme nous l’avons vu dans la rubrique précédente, la mesure Évaluative du 400D donne des résultats satisfaisants dans la majorité des cas. Changer de mode de mesure de la lumière permet cependant de pallier la faiblesse de l’automatisme face à certaines situations « piège ». Mais quel que soit le mode sélectionné, interpréter et corriger la mesure permet surtout au photographe de reprendre la main sur l’aspect créatif de l’exposition que l’appareil ne peut en aucun cas assurer à lui seul. Le 400D dispose de différentes options aptes à satisfaire les photographes les plus exigeants. Notez que l’on peut facilement visualiser l’image sur l’écran arrière et avoir une idée assez précise de la justesse de l’exposition en affichant l’histogramme et/ou les zones « cramées » (voir « Lire et interpréter l’histogramme » page 192) ; c’est une aide précieuse. Sans elle, estimer l’exposition est utopique. Le correcteur d’exposition Le correcteur d’exposition est dédié, comme son nom l’indique, à la correction de la mesure de la lumière, soit pour rattraper systématiquement une légère tendance à la sur ou à la sousexposition du boîtier (qui peut varier d’un appareil à l’autre), soit pour des corrections ponctuelles plus prononcées face à un sujet « hors norme » qui aura tendance à piéger la cellule (comme le skieur sur la neige que nous évoquions dans la précédente rubrique). Quand le ciel est couvert, il est assez courant que les images soient trop denses, même en mesure Évaluative comme ici sur la première photo. Avant de réaliser la seconde image, j’ai donc appliqué une correction volontaire d’exposition de + 1 IL pour éviter que la mesure ne soit piégée par la forte proportion de ciel ; le résultat est bien plus harmonieux. (Photos Benjamin Effosse) 128 106_145_Partie02 25/01/07 16:35 Page 129 INTERPRÉTER LA MESURE DE LA LUMIÈRE Il est bien entendu conseillé de s’entraîner afin de bien maîtriser la correction et son intensité pour éviter la sur ou la sous-exposition. Seule l’expérience (et l’analyse de ses erreurs) permettra de se familiariser avec cet outil. Rappelez-vous toujours du mode de mesure activé et ne perdez pas de vue que le sujet visé sera traité comme un gris à 18 %. En cas de doute, n’hésitez pas à multiplier les essais, par exemple en bracketant (voir plus loin). Corriger ponctuellement une mesure Évaluative ne présente pas grand intérêt puisque cette mesure est par nature une moyenne et que c’est l’appareil qui interprète la luminosité de la scène et adapte au mieux l’exposition. Quand l’image présente de fortes proportions claires ou sombres que l’on veut conserver (comme le blanc de la neige derrière notre skieur), mieux vaut donc faire appel à une mesure Sélective ou à une mesure Pondérée centrale, bien plus faciles à analyser et moins sujettes aux forts décalages entre deux déclenchements. Notez que la correction d’exposition du 400D s’applique dans les modes P, Tv, Av, A-Dep, sur une échelle de - 2 à + 2 IL, par demi ou tiers de valeur. Pour l’activer, il vous faut maintenir enfoncée, la touche Av et tourner la molette vers la gauche (pour sous-exposer par rapport à la mesure et obtenir une image plus dense) ou vers la droite (pour surexposer et obtenir une image plus claire). Notez enfin que la mise hors tension de l’appareil n’annule pas la valeur de la correction d’exposition ; il vous faudra procéder manuellement à une remise à zéro pour éviter les erreurs (voir mode d’emploi page 74). Utiliser la mémorisation d’exposition Le principe de la mémorisation d’exposition est assez proche de celui du cadrage-décadrage utilisé pour la mise au point (voir « Gérer l’AF et ses capteurs » page 88). Cette technique est particulièrement utile en cas de contre-jour ou pour éviter que la présence d’un reflet important ne perturbe la mesure de la lumière et son interprétation. En pratique, il faut mesurer la lumière sur un élément représentatif ou privilégié du sujet, même s’il n’est pas au centre – et même s’il est hors champ. Choisissez de préférence une mesure Sélective pour plus de précision (la mesure Évaluative conduit ici à des erreurs en raison d’une surpondération en fonction du collimateur AF sélectionné, voir mode d’emploi page 159). Placez votre sujet au centre du cadre (sur le collimateur AF central), pressez ensuite la touche de mémorisation d’exposition avec le pouce (voir mode d’emploi page 84) avant d’adopter le cadrage définitif, puis déclenchez. La mémorisation est confirmée dans le viseur par un pictogramme en forme d’étoile : tant qu’il est allumé, la mesure est figée (notez que la fonction reste active durant 4 secondes). Attention cependant à la fonction personnalisée C.Fn-4 Déclencheur/Touche verr.AE, car l’option AF/verr.AF rend la mémorisation de l’exposition impossible (voir mode d’emploi page 104). 129 106_145_Partie02 25/01/07 16:35 Page 130 MAÎTRISER LES NOTIONS PHOTO PARTIE 02 Ici, c’est la lumière qui m’a dicté mon cadrage. Mais l’exposition d’un sujet aussi contrasté reste délicate. La mesure Évaluative utilisée sur la première photo conduit à la surexposition, la forte proportion d’ombre ayant piégé la cellule. Pour la deuxième image, j’ai privilégié une mesure Sélective effectuée sur la partie éclairée du mur ; la cellule « ramène » cette zone à un gris à 18 %, l’image est donc trop dense et les ombres sont bouchées. J’ai donc appliqué une correction de + 1 1/2 pour retrouver la clarté du mur. L’exposition de la photo 3 est convenable ; il m’a simplement fallu attendre ensuite qu’un personnage s’inscrive en ombre chinoise dans mon cadre pour réaliser l’image définitive. (Photos Vincent Luc) Cette fonction de mémorisation est très utile en cas de forts contrastes ou quand certaines zones de l’image ne sont presque pas éclairées, comme lors d’un concert. Il suffit alors de mémoriser la mesure Sélective ou Pondérée centrale sur un musicien, puis de décadrer pour éviter que la cellule ne se laisse piéger par le fond noir et les éclairages contrastés. Mais attention, mieux vaut opérer vite, car si la lumière change entre la mesure et la prise de vue, l’exposition sera faussée. Notez que la mémorisation est parfaitement utilisable en complément du correcteur d’exposition ou du bracketing. Bracketing automatique Le bracketing (terme qui n’a pas d’équivalent en français) est une technique qui consiste à réaliser une série de plusieurs images en faisant varier l’exposition ; on sélectionne ensuite la plus satisfaisante. Le principe est simple : il s’agit d’encadrer la mesure donnée par la cellule (présumée juste) par deux autres, en surexposition et en sous-exposition. On dispose ainsi de différentes interprétations de l’image, l’une normale, les autres plus claires ou plus denses. Il est ainsi possible de réaliser des séquences de trois vues (voir mode d’emploi page 76). Sur le 400D, on peut régler le pas du bracketing par tiers ou demi-valeur de diaphragme, et ce sur un intervalle allant jusqu’à ± 2 IL (voir mode d’emploi page 168). On peut aussi 130 ">

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